Interview d’Hervé Dolidon, Secrétaire Général de Généalogistes de France

A l’occasion du Congrès des Notaires, les Généalogistes de France nous ont accueillis sur leur stand (B35).
Hervé Dolidon, Secrétaire Général, a aussi accepté de répondre à nos questions.

Comment présenter Généalogistes de France en une phrase ?
Généalogistes de France est l’organisation nationale qui représente la profession de généalogiste et ses deux spécialités (généalogie familiale et généalogie successorale).

Quelles sont les missions de Généalogistes de France ?
Nous sommes une union de syndicats ayant pour mission de représenter et défendre les intérêts des généalogistes en France et à l’étranger.
Un exemple très concret d’une action que nous avons menée : les archives du TGI de Paris ont été fermées pour des raisons de sécurité, nous avons donc dû trouver une solution pour que les généalogistes puissent avoir accès aux archives.

Nous sommes actuellement à Bruxelles, quels liens Généalogistes de France entretient avec l’international ?
L’activité des généalogistes est de plus en plus internationale justement. Aujourd’hui cela représente environ 25% de notre activité et ce chiffre est en constante évolution. Les gens se marient davantage à l’étranger, ils y divorcent aussi et y achètent de l’immobilier, tout cela fait que nous, généalogistes, sommes de plus en plus amenés à travailler à l’international.

Au delà de cette part grandissante de l’international, quels changements avez-vous constatés dans la profession au cours des dernières années ?
Les recherches sont de plus en plus longues et compliquées, justement en raison de cette internationalisation. L’idée reçue selon laquelle aujourd’hui, grâce à internet, tout le monde peut effectuer ses propres recherches est fausse. Les données de moins de 75 ans sont protégées en France, seuls les professionnels comme nous peuvent y avoir accès.

Les nouvelles lois, comme la mise en application du RGPD, complexifient aussi la profession. Les généalogistes traitant par nature des données personnelles sensibles, nous avons été obligés de désigner un DPO par étude, ce qui peut être compliqué, notamment pour les très petites structures qui représentent 90% de la profession.

Avez-vous aussi constaté une évolution dans la relation avec les notaires ?
Les notaires sont de plus en plus vigilants lorsqu’il s’agit de s’assurer qu’il n’y ait pas d’héritier inconnu. C’est notamment le cas en raison du changement de statut des enfants dits naturels, qui sont maintenant héritiers au même titre que les autres enfants.

Pourquoi est-ce qu’un événement comme le Congrès des Notaires est important ?
C’est un excellent moyen de montrer que les notaires et les généalogistes bougent ! Contrairement à l’image un peu poussiéreuse que nous pouvons avoir nous sommes deux professions dynamiques.
Le généalogiste est à la fois le médiéviste plongé dans ses archives et l’homme moderne devant son ordinateur. Notre profession est à la conjugaison de deux façons d’être : dans le passé mais tourné vers l’avenir.

Pour en savoir plus : genealogistes-france.org

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