Conjoncture immobilière en Ile-de-France en avril 2020 : quelles perspectives ?

Les notaires du Grand Paris ont publié leur conjoncture immobilière pour le mois d’avril 2020. Elle fait suite à une autre étude qui cette fois-ci revenait sur le premier trimestre 2020 pour prendre en compte la crise économique, sanitaire et financière.

Volumes des ventes en baisse d’un côté.

L’impact du confinement se ressent à fin avril sur les volumes de ventes (17 mars au 30 avril), en baisse de 41% avec 23 940 logements anciens en Ile-de-France et de 75% par rapport à avril 2019. Ce sont tous les types de biens immobiliers et l’ensemble du territoire francilien qui sont touchés par le blocage de l’activité. En quelques chiffres, on trouve ainsi un recul des ventes d’appartements de 40%, des maisons de 43%, et en Grande Couronne, considéré par les auteurs de la note comme « le marché phare de ces derniers mois », de 37%.

Prix de vente toujours en hausse de l’autre…en attendant le contre coup ?

Les notaires du Grand Paris observent une « prolongation des tendances haussières » : d’avril 2019 à avril 2020, « les prix des logements ont encore augmenté de 6,8% pour les appartements et 4,4% pour les maisons. La hausse est également visible pour le prix au mètre carré des appartements parisiens anciens : 7,8%, ce qui le fait monter à 10 530 euros. »

Les auteurs expliquent justement que « les prix de ventes résultent de négociations conclues en fin d’année 2019 ou au début 2020, alors que le marché restait très dynamique », ce qui explique que la tendance soit toujours à la hausse. Ainsi, il est attendu en août 2020 un prix de vente de 10 750 euros, « encore en hausse annuelle de 7,7%. » Dans les autres territoires de l’Ile-de-France, la hausse est présente : +6,3% dans les Hauts-de-Seine ; en Petite Couronne, une hausse de 6,2%.

Redémarrage progressif, et perspectives.

Avec la crise sanitaire et le confinement, le marché immobilier francilien a subi un coup d’arrêt brutal et les ventes se sont effondrées. Depuis le 11 mai 2020, même si tous les freins n’ont pas été levés, l’activité immobilière a redémarré.

Pour être au plus près des évolutions conjoncturelles, et éviter les délais liés aux traitements pour enrichir et améliorer les données des Notaires du Grand Paris, les auteurs ont effectué une analyse des flux d’actes de ventes journaliers de logements lors de leur dépôt initial dans la base de données. Tous ne sont pas encore comptabilisés, en particulier les plus récents, et les flux sont susceptibles de s’améliorer encore. Il s’agit donc d’un nouvel indicateur d’activité, calculé sur 4 semaines glissantes qui capte les variations conjoncturelles tout en les lissant.

Ils ont ensuite comparé différents points d’activité de l’année 2020, à savoir la date de pré confinement (16 mars), le point bas du confinement total (15 avril), et le point de post confinement le plus récent disponible (8 juin), entre eux, ou par rapport à la même période en 2019. Le début de l’année 2020, avant le confinement, était déjà un peu moins dynamique que l’activité observée en 2019. Les mouvements sociaux de la fin 2019, contraignant les visites et la signature des avant-contrats, avaient sans doute déjà limité les ventes début 2020.

Au 15 avril 2020 pendant la période de confinement, les flux de ventes ont baissé de 81% par rapport à la période pré confinement (16 mars), soit une division par 5 du nombre de ventes de logements. Depuis le 11 mai, le marché immobilier résidentiel d’Ile-de-France repart franchement à la hausse, le nombre de ventes de logements étant remonté à plus de 90% de l’activité pré confinement.

Pour le moment, le niveau d’activité du début 2020 n’est pas encore retrouvé. Il est vrai que les contraintes pesant sur l’activité ont encore été nombreuses en mai et qu’elles le restent partiellement en juin. Il conviendra de voir si cette situation perdure avant les vacances d’été.

Retrouvez le communiqué de presse complet ici, ainsi que le focus.

Rédaction du Village des Notaires

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