Conjoncture immobilière août 2015 : une bonne tenue de l’activité et hausse saisonnière des prix

Malgré la stagnation au mois d’août, le volume de ventes de logements anciens en Ile-de-France reste globalement soutenu. L’activité se serait maintenue à un bon niveau en septembre dans toute la région. La saisonnalité a poussé les prix à la hausse pendant l’été mais les évolutions devraient être à nouveau plus modérées en fin d’année 2015.

Un volume de ventes soutenu en dépit de l’atonie du mois d’août

Comme attendu, les résultats du mois d’août 2015 ont marqué une pause. Mais le dynanisme des mois précédents permet de compenser cette décélération du niveau des ventes et de rester globalement sur la tendance positive amorcée ce printemps. De juin à août 2015, près de 45 000 logements anciens ont été vendus, soit 18% de plus qu’à la même période en 2014. Les ventes ont progressé dans des proportions comparables pour les appartements (+19%) et pour les maisons (+16%).
L’activité est en hausse de 9% par rapport à la période juin-août de ces dix dernières années. Elle reste encore inférieure de 5% à la période de haute activité (1999-2007).
Le nombre de ventes a davantage progressé en Grande Couronne (+23%) et en Petite Couronne (+17%) que dans Paris (+8%).
Ce mouvement de reprise se poursuivrait en septembre avec un nombre de ventes élevés sur l’ensemble de l’Ile-de-France.

Un sursaut haussier ponctuel des prix ?

Ces derniers mois, la tendance baissière des prix s’est interrompue, en raison notamment de la saisonnalité qui pousse traditionnellement les prix à la hausse pendant l’été et avant la rentrée.
En août, le prix des maisons anciennes a augmenté de 3,1% en 3 mois et celui des appartements de 1,4%. La correction de la variation saisonnière limite la hausse des prix à 0,9% pour les maisons et laisse une quasi stagnation pour les appartements (+0,1%).
A Paris, le prix au mètre carré ressort à 8 000 euros en août (+1,5% en 3 mois et + 0,2% après la correction de la saisonnalité).
Sur un an, ces récents mouvements de hausse sont encore trop modestes pour inverser la tendance globalement baissière. Dans l’ancien, le prix des appartements recule de 2,1% en Ile-de-France et de 1,8% dans Paris, tandis que le prix des maisons s’érode de 1,5% en un an sur l’ensemble de la région.
D’après les indicateurs avancés des notaires franciliens sur les avant-contrats qui permettent de connaître l’évolution des prix jusqu’en décembre prochain, ce mouvement ne serait pas durable. Les prix ne s’engagent pas dans un mouvement de hausse.

Rédaction du Village des notaires

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